IVG, IMG et articles sur la contraception

Il n'est pas question de juger ici du choix des femmes à avorter ou non. Cependant, l'avortement n'est pas un moyen de contraception comme peuvent l'être le préservatif ou la pilule. Il existe une multitude de moyens contraceptifs et les articles qui suivront celui-ci les mettront en exergue afin que chaque couple puisse se définir une sexualité épanouie sans mettre en danger le corps de la femme.

 

Voici 40 ans, le 17/01/1975, la loi Veil encadrant la dépénalisation de l'avortement en France est adoptée. Cette loi vient compléter une autre loi qui légalisait la contraception, votée en 1967 mais appliquée seulement à partir de 1972

Lors de son discours devant l'Assemblée, celle ci déclara:

« Je le dis avec toute ma conviction : l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu'il perde ce caractère d'exception, sans que la société paraisse l'encourager ? Je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femme - Je m'excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d'hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. »

Avec la loi Veil, l'interruption médicale de grossesse (IMG) peut alors être pratiquée selon des conditions particulièrement bien définies, à savoir:

  • Volonté de la mère
  • Maladie grave et incurable ou handicap pouvant nuire à la vie de l'enfant
  • En cas d'agression sexuelle

 

Si l'IMG peut être réalisée sans restriction de délai pour un motif médical (la poursuite de la grossesse met en péril la santé de la mère, présence d'anomalies sévères du foetus), l'IVG se voit, en France, limitée à 14 semaines d'aménorhhée.

 

Oui, dans des cas exceptionnels... Alors qu'aujourd'hui 1 française sur 3 (source Ined) a eu recours à l'IVG, peut on encore parler d'exceptions.

 

En tant qu'homme, difficile d'aborder la complexité de la sexualité féminine (et de la femme de façon générale) et je ne m'y autoriserai certainement pas.

En tant que citoyen, je comprends que dans certains cas, un avortement puisse et doive être réalisé.

En tant que biologiste, j'ai beaucoup de mal à l'accepter, puisque toute cellule, consciente ou non (je parle ici d'informations innées) ne demande qu'à se développer.

Heureusement que la création n'a pas décidé d'avorter quand la soupe primordiale nous a donné la 1ère cellule vivante, sinon nous ne serions pas les témoins de la magnificence de la vie.

Comme il ne s'agit pas de débattre ici du pour ou du contre, et comme cette loi doit être réservée aux cas exceptionnels, je vais donc présenter dans les articles à venir les moyens de contraception mis à la disposition de tous pour éviter d'en arriver aux extrêmes, pour que toutes femmes (car souvent elles prennent seules cette décision) n'aient à faire ce terrible choix, terrible car il modifie le soma et le psyché.

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