prostate.jpg- Article traduit de l'anglais et remasterisé par mes soins.
- Source: revue Nature Genetics
- Photo:  Cellules cancéreuses de la prostate au dernier stade de leur division cellulaire.



Un test de dépistage du cancer de la prostate devrait voir le jour d'ici 3 ans et permettre ainsi de reconnaitre les sujets à risque de manière précoce, avant que les cellules ne se métastasent dans le reste de l'organisme. Une détection à un stade récent, permettrait ainsi d'augmenter le taux de survie des hommes présentant un ou plusieurs gènes responsables. (et après les nanas nous parleront de leur règle douloureuse....).

Ceci a été découvert par une équipe de chercheurs qui ont étudié 2000 patients présentant ce type de cancer et ils ont pu isoler 7 marqueurs génétiques présentant un lien avec la pathologie, chacun de ces marqueurs, augmentant de 60% le risque de présenter un cancer de la prostate. Il faut savoir qu'environ 1/3 des hommes présentant un cancer de la prostate meurent de cette maladie. Un des cobayes de l'équipe a d'ailleurs vu un de ses frères mourir de cette maladie, et lui même est à un stade avancé de cancer. Il est traité par radiothérapie et traitement hormonal. Actuellement, on recourt à une biopsie, procédure douloureuse pour tester le tissu prostatique, pour identifier la maladie, mais ce test n'est pas fiable à 100%.

L'équipe internationale, dirigée par le Pr Eeles,  a découvert  les marqueurs en comparant l'ADN d'hommes malades et  l'ADN d'hommes sains. Ils ont ainsi observé  "7 erreurs d'écriture" dans le code génétique exprimant ainsi un lien particulièrement étroit avec le cancer de la prostate. Ce qui est amusant, c'est la présence de 2 gènes, dont l'un, baptisé MSMB, interviendrait dans la rechute après traitement et le 2nd nommé LMTK2 (éh oui, on aime les noms bizarre, et puis ca fait chier les étudiants quand ils doivent retenir des noms pareils.... sélection, toujours la sélection..) serait une cible potentielle pour de nouveaux médicaments. MaGnifique, non??

Grâce à ces données, on va s'amuser (car les sciences sont un jeu incessant et il faut avoir conserver son âme d'enfant pour prendre son pied à ces jeux là) à créer des tests qui permettront de monitorer et d'identifier les sujets à risque. Espérons que les tests seront disponibles dans la période suggérée, ce qui permet  pour l'instant aux malades de garder espoir (avec l'éventuel découverte d'un médoc agissant sur le gène LMTK2) et aux futurs malades de pouvoir obtenir un diagnostic précoce et d'empêcher le développement de la maladie.

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