Il est 10.00 au clocher de l'église, dans le square les fleurs poétisent, Erwan va rentrer dans sa mairie... (air connu de "Christophe", revu et corrigé). Et 10.00 est l'instant où mes paupières lourdes se sont soulevées. Heureusement que je les muscle, sinon, je dormirai encore. La table du petit déj est déjà dressée, Béa nourrit Titouan et Manon, je suis encore en boxer et Tshirt, et mon haleine sent encore le fennec des sables après la période de reproduction. Comme le signale Eric, y'a plus heureux pour Béa au réveil. Bref, il faut éponger le contenu stomacal et la baguette grillée est à point. Mimo et Eric se lèvent enfin (ils faisaient chambre commune). Cray est déjà parti régater. Pour nous, une journée de farniente s'annonce. On ne se bat pas pour prendre la douche, préférant s'allonger dans la rosée matinale (enfin 10.30 du mat', c'est plus très matinal), la cigarette à la main et le café dans l'autre. Il est près de 12.00 quand on salue Béa, la remerciant encore pour cet accueil digne des plus grands de ce monde. Mais après tout, nous sommes très grands, en particulier avec mon 1.96m. La voiture est chargée et il est temps de visiter la région qu'on ne connait pas trop.

Notre 1ère halte se fera dans cette petite ruelle, vous savez, là où se trouve le plus grand pub du monde: Chez Gaud. Hé ouais, grande visite !!!! Enfin, à cet instant, on a pu apprécier la décoration, le tenancier, les autochtones rassemblés, et constat oblige, l'apéro dure longtemps, très longtemps. Une vraie publicité alcaline. Vers 13.30, l'aubergiste, après nous avoir servi moultes alcools, nous vire car il a faim et tient à sa sieste. Je profite de cette remarque sur l'importance de la sieste, qui m'apparaissait plutôt comme l'apanage des corses, pour signaler que le houblon est aussi réputé pour réduire les phases de réveils nocturnes. Il favorise un sommeil profond et réparateur et participe de ce fait, à une meilleure qualité de vie. J'ai dit que je tiendrai mon rang de  Vice Président à la Santé. Vous pouvez vérifier l'info.

L'apéro s'achève donc et nous voici en quête d'un resto. Alain nous conseille un petit rade en face du port à la tenue plus que correcte, à la carte alléchante, aux tarifs attractifs, aux serveuses attractives également. Le choix est rapide: Soupe de poissons, huitres, moules marinières, glaces et café. Ce dernier fut pris en terrasse car il faisait agréablement bon. Enfin, il ne pleuvait pas, ce qui est suffisamment rare en Bretagne pour être noté. Le réchauffement climatique nuit à tout le monde sauf aux bretons. Une petite balade le long du port, on essaie de voir si nos amis de la veille ne croisent pas en face du resto, Bréhat étant à un jet d'encre ou un jet d'ancre, on ne peut le savoir tellement le littoral est découpé. Les boulonnais ont plus simple en face de chez eux; une bête île avec de bêtes gens.... No comment.

Il est temps de rebrousser chemin, Mimo nous emmène en pélerinage sur le lieu où il déposa une gerbe la veille. MaGnifique !! (prononcer maguenifique). On se regarde, des larmes plein la bière, il faut quitter ce sanctuaire pour rejoindre nos terres et notre Côte d'Opale. On mettra 6 h sur le retour avec un passage obligé sur Lille pour déposer Mimo. A noter plusieurs choses sur ce retour.
- On ne vend pas d'alcool sur les autoroutes. Il faut prévoir un stock pour tenir les 6h.
- Cette journée est à marquer d'une pierre blanche car on a échappé 2 fois à la mort et une fois à la prison à vie. Je m'explique: un belge, (ça n'aurait pu être personne d'autre), perd la roue de sa remorque devant nous. La dite roue a failli nous passer dessus.... 1er miracle. Puis dans la campagne lilloise, un groupe impressionnant de roumains s'amuse à traverser les bois, tout de noir vêtu, sans éclairage. On a failli en écraser plus d'un. On aurait pu marquer un grand nombre de points ce soir là et surtout finir en tôle pour écrasage de roumains intempestifs (ces cons s'étalaient sur plus d'1 km en bandes... on aurait pu faire un carnage...) Ceci est donc le 2ème miracle. On dépose Mimo à sa meillz, et on repart sur Boulogne avec Eric. Toujours dans cette même campagne lilloise, au détour d'un virage, Eric pile net. Une vache, noire par dessus le marché, est devant nous. Le village non éclairé, on a failli finir nos jours, écrasés dans le cul d'un bovidé. Si ça, c'est pas un 3ème miracle.... Dieu veut nous garder en vie pour les Lilas Blancs... Dis donc, Eric, c'est pas Simon Templar qui après avoir réalisé 3 miracles, se fait appeler le Saint.... Ben voilà, on peut mettre ça sur nos faluches, nous sommes des Saints....

Eric et moi arrivons sur Boulogne. On se fait une bise, direction nos domiciles. Quel grand et merveilleux we nous avons passé là !!! C'était ENORME !!! Merci à tous.

That's all folks !!!
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