allergiesVoici le mois de mai où les allergènes volent au vent... même si cette "comptine" nous a bercé dans notre enfance, nous plongeant dans la douceur des rayons printaniers, transportant nos corps blancs et assoupis par de longs mois d'hiver vers de splendides balades champêtres, goûtant aux joies d'un environnement verdissant, de fleurs s'ouvrant pour colorer les bois et.... aaaaatchchchaaaa !!!!

Quelques allergènes virevoltant dans l'atmosphère viennent d'envahir vos voies aériennes, entrainant une bronchoconstriction et cet éternuement caractéristique. Pour une majorité d'entre nous, ça s'arrêtera là, pour d'autres ces petits allergènes vont se transformer en collocataires gênants trainant son lot de symptômes des plus désagréables, éternuement, nez qui coule, yeux irrités et pleurant, asthme dans certains cas graves.... Avant de parler des traitements existant, pénétrons dans la mécanique allergique. 

Je vais d'abord commencer par quelques rappels d'immunologie basique. Tout le monde connait les anticorps et les antigènes qui sont la base même de notre immunité.

 

Un antigène (Ag) est défini par:

    - son pouvoir immunogène:

  • Il peut induire une réponse immunitaire car reconnu comme "étranger" par l'organisme receveur,
  • il a une masse suffisamment élevée pour être immunogène,
  • il peut entrer en contact avec des cellules immunologiquement compétentes.

 

  - sa spécificité: Cela signifie que ce n'est pas l'ensemble de la molécule qui va réagir avec les défenses de l'organisme mais bien une portion limitée de la molécule que l'on nomme épitope et qui dépend de sa structure tridimensionnelle. Un antigène peut porter plusieurs épitopes donnant la multivalence de l'antigène.

 

 

Ig

 

Un anticorps (Ac) (ou immunoglobuline = Ig) est une glycoprotéine présente dans le sérum, les liquides intersticiels et les sécrétions. Ils réagissent spécifiquement avec l'antigène qui a provoqué leur formation.

Il existe chez les mammifères 5 classes d'Ig dénommées respectivement Ig G, Ig A, Ig M Ig D, Ig E présentant des caractéristiques propres que j'aborderai succinctement sous forme d'un tableau.

 

Nom Population Rôle
Ig G 75%

Ce sont des Ac opsonisants, c'est à dire qu'ils favorisent

la phagocytose. Ils fixent le complément et neutralisent

les toxines bactériennes et les virus.

Ig M 10%

Ce sont des agglutinines et des immunoglobulines

sensibilisatrices, c'est à dire liant le complément et

provoquantla lyse cellulaire de l'antigène. Il s'agit d'Ac

précoces, remplacés rapidement par les Ig G. Cette

particularité permet de savoir si on se trouve face à

une primo infection ou une infection plus ancienne

Ig A  

Elles se répartissent en 2 catégories. Les Ig A sériques

(monomères) et les Ig A sécrétoires qui sont les Ig

rencontrées dans les sécrétions comme la salive, les larmes,

le lait, les sécrétions trachéo bronchiques et génito urinaires.

Ces Ac ont un pouvoir antibactérien probablement par le fait

qu'elles empêchent l'adhésion des bactéries aux muqueuses.

Ig D  

La majorité des Ig D se retrouvent en surface des

lymphocytes B. On pense qu'elles interviennent dans

les mécanismes de différenciation cellulaire

Ig E  Traces

Ces Ac jouent un rôle dans l'immunité anthelminthique.

Généralement associés aux phénomènes d'hypersensibilité

immédiate dans l'asthme et le rhume des foins.

 

Voici donc nos 2 protagonistes qui vont se rencontrer et se combiner grâce à des liaisons non covalentes dont l'efficacité de liaison est fonction de la complémentarité parfaite des sites antigènes et anticorps.

Voilà pour le rappel. Je ne vais pas rentrer dans le détail des réactions immunitaires car ce n'est pas le sujet et je passe directement à l'allergie encore appelée hypersensibilité.

L'allergie est définie comme une réponse immunitaire à l'origine de lésions tissulaires par le fait de l'exagération ou du caractère anormal de cette réponse. Celle ci ne se marque qu'à partir de la seconde exposition à l'antigène.

L'hypersensibilité de type I encore appelée hypersensibilité immédiate voit l'Ag réagir avec les Ig E fixées sur les mastocytes des tissus ou sur les basophiles du sang circulant. Cette liaison va entrainer la libération de médiateurs puissants comme l'histamine à l'origine d 'accidents allergiques se manifestant très rapidement après le contact Ag-Ac.

 Lors du 1er contact, l'Ag va stimuler la production d'Ig E par les lymhocytres B. Les Ig E vont se fixer sur les basophiles et les mastocytes et attendent patiemment le 2nd contact. Lors d'un contact ultérieur, on rencontrera soit:

  • un choc anaphylactique avec bronchoconstriction entrainant des difficultés respiratoires et une vasodilatation (quand tout va bien) provoquant une hypotension brutale, parfois avec collapsus circulatoire pouvant entrainer une issue fatale(quand tout va mal)
  • une anaphylaxie cutanée passive se manifestant comme une réaction locale avec augmentation de la perméabilité vasculaire et l'apparition d'érythème.
  • Des maladies allergiques atopiques où les Ig E restent localisées dans certaines parties du corps et les allergènes entrainent alors rhume des foins, asthme, urticaire ou syndrôme digestif.

L'activation des mastocytes se fait par les Ig E mais aussi par les anaphylatoxines ( facteurs C3a et C5a du complément) ou par des médicaments comme la codéine, la morphine, l'ACTH synthétique. Ces produits induisent l'entrée de calcium dans les mastocytes ce qui entrainent sa dégranulation c'est à dire la libération des médiateurs.

 

mastocytes

 

Les médiateurs libérés sont l'histamine, la sérotonine, le SRSA (Slow Reactive Substance of Anaphylaxis), l'ECFA (Eosinophil Chemotactic Factor of Anaphylaxis), le PAF (Facteur d'Aggrégation Plaquettaire), les leucotriènes et les dérivés de l'acide arachidonique. Ces médiateurs vont augmenter la perméabilité membranaire, provoquer la contraction des muscles lisses, augmenter le chimiotactisme des polynucléaires ou encore l'aggrégation des plaquettes.

Voici donc pour les grande lignes de l'intimité allergique (pour plus d'intimité, les commentaires sont là). Il existe bon nombre de traitements en vente libre ou que les médecins prescriront via une ordonnance. Cela va de l'antihistaminique classique, aux corticoïdes en passant par les antileucotriènes. Il existe cependant une alternative à cet arsenal allopathique: l'aromathérapie. On utilisera des huiles essentielles présentant comme propriétés prouvées:

Des huiles ayant une activité antivirale et une activité antiinflammatoire, ainsi que des huiles à propriété analgésique, antihistaminique et des huiles ayant des oxydes monoterpéniques ayant une activité anti leucotriène et asséchant les sécrétions (bien mieux que tous les corticoïdes retrouvés dans la plupart des sprays nasaux)

Pour obtenir cette préparation, passez à la:

 

Pharmacie 36°8, située 1063 chaussée de Waterloo à 1080 Uccle (Belgique)

 

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Pierre@globepharma.org

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