GarfieldreveilLes vacances; période propice de l'année pour mettre de côté ses soucis, se retrouver et surtout recharger les batteries en récupérant ces heures de sommeil de retard accumulées par nos vies trépidantes !!!

Si nous savions que peu dormir nuit à notre organisme et à notre vie sociale, une nouvelle étude vient de démontrer que les adeptes des grasses matinées risquent également gros.

 

Il semblerait, selon une étude menée par la  faculté de médecine de l'université de Virginie-Occidentale sur environ 30000 adultes volontaires, que dormir moins de sept heures et plus de neuf heures par nuit augmente les risques de problèmes cardiovasculaires.


Dormir moins de 7h doublerait le rique de développer une angine de poitrine, une insuffisance coronarienne, un infarctus, voire un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), et dormir plus de 9h augmenterait ce risque de 1.5 fois seulement... Enfin, seulement... tandis que dormir entre 6 et 8h n’augmente que légèrement ces risques.

Et comme toujours, ce sont nos "chers vieux" qui se retrouvent le plus exposés en se contentant de moins de 5h de sommeil par nuit en moyenne. Va falloir penser sérieusement à la petite sieste réparatrice d'après repas (maximum 30 minutes afin de ne pas prendre sur nos heures de sommeil et nous retrouver à gamberger sous la couette jusque 3h du mat'... Quoi que ça laisse du temps pour le sexe, qui est excellent pour le système cardiovasculaire !!!)


Toutes ces infos sont chouettes, mais les puristes vont me demander: comment ça marche? Et bien, pour l'instant on n'en sait rien. Cette étude est juste un constat de l'utilité du sommeil, palliatif de la mort comme dirait Chamfort (pas le chanteur, mais le poète du XVIIIème siècle) et de sa durée efficace pour nos organismes bousculés par notre quotidien et aucun scientifique n'est en mesure d'expliquer la corrélation entre sommeil et troubles cardiaques. Les hypothèses les plus probables avancées, concernerait une sensibilité à l'insuline diminuée, une augmentation de la pression artérielle qui pourrait entraîner l'obturation des artères. 

 

N'ayant pas lu l'étude complètement (ce que je me fais fort de réaliser prochainement afin d'en extraire des certitudes et des négations), je me lance ici sur le terrain hasardeux des hypothèses en disant que:

 

Si je suis d'accord pour confirmer que le manque de sommeil perturbe notre équilibre métabolique, ( notion empirique et confirmée par de nombreuses études), je ne suis pas complètement d'accord en ce qui concerne l'excès de sommeil. Je pense que tout excès de sommeil nuira certainement à une personne menant une vie saine, mais je lève un gros doute pour certains modes de vie et je m'attarde ici sur les fumeurs.

 

Une étude menée voici quelques temps par l’équipe de Brian Preston de l’Institut d’Anthropologie Max Planck à Leipzig, a montré que dormir plus que la moyenne de 7h rendait notre système immunitaire plus performant. Une fonction du sommeil serait donc de garantir une quantité d'énergie à la restauration du système immunitaire puisqu'à l'état de veille, notre organisme est plutôt orienté vers nos activités de survie.

 

Les pathologies associées à l'usage du tabac sont nombreuses et on connait en particulier les cancers des interfaces épithéliales bronchiques, ORL et vésicales, mais il existe aussi d'autres pathologies à composante immunitaire qui lui sont reliées. Voici ce que l'on sait: Au niveau de l'immunité systémique, l'exposition tabagique induit un déficit immunitaire acquis, au moins partiel, qui peut favoriser le développement de phénomènes d'hypersensibilité et de pathologies auto-immunes. En ce qui concerne le système immunitaire muqueux, l'exposition à la fumée de tabac induit des anomalies acquises de l'immunité innée aussi bien que de l'immunité adaptative, auxquelles s'ajoutent des phénomènes inflammatoires locaux.

 

Mon hypothèse est la suivante: l'exposition au tabac, qu'elle soit active ou passive, génère une agression de nos tissus. Face à ces agressions, le 1er relais est notre système immunitaire. Sollicité au quotidien chez les fumeurs, je pense que ceux ci doivent augmenter leur durée de sommeil, afin de garantir la restauration "nocturne" du système immunitaire (puisqu'il est également perturbé par l'exposition à la fumée de tabac... et aussi n'en déplaise à nos ministres, les fumées inhalées au quotidien dans l'atmosphère, du pot d'échappement de la voiture aux fumées de nos usines... le tabac n'est pas le seul diable !!) et lui permettre au cours de la journée de tenir son rôle en éliminant, par les mécanismes immunitaires, toutes cellules désireuses de muter. Toute carence en sommeil générant une déficience de celui ci et moins amène à tenir son rôle de protecteur.  Mais ceci reste une hypothèse

 

En conclusion, je dirai que si cette étude nous enseigne sur nos rythmes biologiques optimum, nous devons tenir compte de nos excès et les compenser afin de moins nous exposer aux agressions subies.

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