banquetJe me souviens gamin, des fêtes de famille qui revêtaient le manteau de l'épicurisme. Ces longues heures passées autour de la table où le plaisir était présent dans la conversation et les assiettes. Si, en devenant adulte, je me suis toujours attaché à m'entourer de beaux esprits, la qualité culinaire a amèrement disparu de la table malgré une recherche constante de mets fins. 

 

Dans mes précédents articles, traitant des fibres alimentaires, je vous avais parlé des lois qui régissent l'élaboration industrielle de nouveaux produits alimentaires. Aujourd'hui, la politique s'en mêle à grand renfort de publicité afin de manger mieux; mais comment manger mieux quand le seul intérêt n'est pas de nourrir mais bien de tirer profit d'un besoin, pardon, d'une nécessité !! Certains pourraient penser qu'il existe des privilégiés... non, car même dans les assiettes des grands de ce monde, on ne retrouve plus que de la merde !! du moment que les entreprises, voire les particuliers (boucher, épicier...) s'enrichissent.


Le salon de l’agriculture s'est achevé voici à peine un mois, mettant en exergue les qualités bovines, ovines, maraichères de notre terroir qu'on peut se demander comment un article alimentaire de qualité peut finir aussi pourri dans nos assiettes et ne plus nous protéger de certaines maladies. L' alicament n'est pas qu'une vue de l'esprit ou encore une idée nouvelle. En effet, comme disait mon grand père: un sac vide ne tient pas debout, une alimentation variée est sensée nous protéger d'un grand nombre de maladies et l'hédonisme a disparu de nos tablées.


Aujourd'hui, il faut vendre et si on peut vendre de la merde au prix fort allons y !!! Tout ceux qui ont un proche qui bosse dans l'alimentaire ont entendu parler du "principe de la remballe". C'est très mathématique comme truc; laissez moi vous le conter. Quand vous achetez un produit, vous le consommez mais s'il est périmé, votre instinct de survie vous dit de le jeter. Mais les supermarchés ou industries agroalimentaires pensent différemment. Plutôt que de jeter le produit dégradé, ils retirent juste la partie périmée lui offrant ainsi une cure de jouvence apparente (on nous ressert la même chose à moindre frais). Et la partie périmée n'est pas jeter; elle sera broyée, mixée avec certaines substances (je préfère ne pas vous effrayer en vous donnant la liste complète, mais en voici quelques exemples: acide sulfurique, ammoniaque, formaline.... et dire qu'on nous rabat les oreilles avec ces mêmes produits que l'on trouve dans les cigarettes) et resservie en merguez ou autre. Bilan, le produit est acheté une seule fois et revendu X fois sous différentes formes. Pour ça, on peut dire que l'industrie alimentaire applique parfaitement la loi de Lavoisier: Rien ne se perd, tout se transforme !! Et dire qu'on reproche à certains pharmaciens de revendre les médicaments qu'on leur retourne une 2nde fois... certes, certains pharmaciens peut scrupuleux le font,  mais aucun n'aurait le coeur à vous revendre un médoc périmé !!!

 

 

 

Au cours de mes études, j'ai du analyser les substances présentes dans des extraits de viande bovine. On avait relevé des doses d'antiseptiques, d'antibiotiques hors norme; Alors bien sûr qu'il faut soigner le cheptel, on se soigne bien nous même, mais en arriver à ces doses, cela devient extrêmement toxique pour notre propre organisme. Certains antibio à large spectre peuvent détruire une grande partie de votre flore intestinale, rendant impossible certaines opérations digestives... et là, on a boucler la boucle puisque vous allez foncer chez votre pharmacien pour acheter des probiotiques afin de restaurer la flore et comme vous en serez dépendant toute votre existence, l'argent rentre !!! Et pas que dans les caisses de l'officine...

 

Une autre technique qui amuse beaucoup nos fournisseurs alimentaires est l'injection d'eau dans la viande. Imaginer que vous achetiez un poulet. Mort, vidé, plumé, il pèse entre 900g et 1.5Kg. Prenons un prix moyen de 7€ le Kg. Ca semble correct. Mais pourquoi ne pas augmenter virtuellement son prix. J'injecte à ma bestiole de l'atropine (c'est un chouette produit puisqu'il dilate les veines) et grâce à ça, je vais pouvoir injecter de l'eau dans le corps de mon petit poulet. Bilan, ma bestiole pèse maintenant entre 1.1 et 1.7Kg et vous payez de la bête eau (H2O de votre robinet) 7€ le Kg... sympa. Maintenant, l'atropine injectée ne sera pas complètement éliminée, et histoire de vous prévenir, sachez qu'on dénombre plus d'une 40aine d'effets secondaires pour ce produit chez l'être humain. Vous ne me croyez pas. Allez voir ce site destiné aux professionnels de la santé et amusez vous. Dans mon exemple, je vous parle d'injecter entre 100 et 200g de flotte, mais si vous analyser les volailles provenant du Royaume Uni ou des Pays Bas, cette quantité d'eau peut atteindre jusqu'à 50% du poids de l'animal !!! hé oui !! Les poches des industriels se remplissent; l'eau coute moins cher que le poulet !!

 

L'espèce humaine n'a rien de social. Les animaux ont bien plus que nous la notion de groupe ou de survie de l'espèce en respectant les lois naturelles. Ce que nous appelons HUMANITE, n'est rien d'autre que notre souci d'exister en tant qu'INDIVIDUALITE et ici l'individu est l'entreprise. Bénéfice à n'importe quel prix L'humanité appartient aux animaux, nous ne sommes que de simples parasites essayant d'exister par la manipulation. Et nous excellons dans la manipulation, en particulier celle des chiffres.

 

Quand on parle de la manipulation des chiffres, l'aspartame, que l'on retrouve dans des milliers (et j'écris bien MILLIERS) de produits allégés de consommation courante est un très bon exemple. De nombreuses études montrent, démontrent, prouvent son effet toxique. Et bien, la semaine dernière, une nouvelle étude dirigée par l'EFSA (l'autorité européenne de la sécurité alimentaire) vient nous prouver son innocuité. Non seulement, nous dit cette étude, l'aspartame est sans danger, mais serait même intéressant pour l'organisme. Quand on sait que le groupe pétrolier TOTAL a fait une étude statistique suite à un choc pétrolier et que son étude à démontrer qu'il n'y avait aucun effet sur l'environnement, tandis que 11 autres études indépendantes ont prouvé le contraire... mais comment cela se fait ce ?? simplement en jouant avec les chiffres, les écarts type, les variances ...

 

Je vous évite toutes les contaminations animales que la presse nous sert régulièrement... alors, me direz vous,  rabattons nous sur les fruits et les légumes... que nenni !! Mais ceci est une autre histoire.

 

En attendant, bon appétit !!!

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