2011 - CalcaneumOn vit des week end qui se résument facilement, soit par leur monotonie, soit par leur inexistence, soit par leur absence d'intérêt, et d'autres qui s'inscrivent dans les mémoires, pour leurs richesses, leurs rencontres insolites, leur esprit dont le brassage inconscient génère leur intemporalité. Ce week end de la VULCO s'inscrit dans cette 2nde catégorie où les protagonistes ont réussi une fois de plus à créer l'enthousiasme, l'envie, la générosité.

 

Même si parfois, je fais dans la longueur tant dans le discours que dans l'écriture, faisant sourire mes amis, agaçant mes détracteurs, je vais m'offrir ce plaisir égoïste et vous proposer au cours de cette semaine, un résumé de ce week end à travers autant d'articles que de manches courues durant ces 2 jours et si le coeur m'en dit, je m'exercerai même au portrait des grandes figures du Yacht Club de Boulogne, qui  ne méritent aucun enterrement mais bien un passage chez le taxidermiste et un envoi direct au musée de la Marine.

 

Pour enchaîner avec notre arrivée dans la cité maritime sous un soleil radieux que nous envie nos voisins anglais, mes 2 accompagnatrices découvrent le port de plaisance et le YCB. Béa reçut mes jeunes comparses avec son savoir faire, et je présentai les quelques membres présents, les autres ne tardant pas à nous rejoindre suite à l'expo axe-liane. Après quelques aventures narrées autour du verre de l'amitié, c'est avec une joie non dissimulée que je présente enfin Cédric, Armelle, Antoine, Eric, Marine, Christian, Mélanie, Frédo... Les tournées s'enchainent, les anecdotes fusent, on a l'impression de se connaitre depuis toujours. L'alcool aidant, l'estomac nous rappelle qu'il apprécie également le solide. Après un bref check point auprès de l'autre équipe bruxelloise et des parisiens bretonnants toujours sur la route, nous filons tout droit vers notre annexe, l'Aurore, brasserie sise rue Faidherbe, où Jean Pierre nous attend pour une découverte ou redécouverte du terroir boulonnais.

 

Un petit apéritif nous fait patienter avant d'attaquer le plat principal qu'est le Welsh. Les sms fusent: nos parisiens Nico, Mathilde et Jab sont sur le tarmak et nos belges Marc, Léa, Vincent, Estelle investissent la ville par sa face Nord. Les principaux acteurs sont enfin réunis. Le welsh goute aux belges, les blagues titillent nos nationalités... d'autres conversations plus sérieuses quant à l'avenir de Boulogne et de sa rampe de 130m de long nous permettent de juger du manque d'ambition de nos politiques et des idées de putsch naissent dans nos esprits féconds, quant à Marc, digne représentant de la Commission Européenne nous dresse un bilan comptable des quotats de pêche français. D'une extrémité à l'autre de la table, les amateurs d'Irish Coffee savourent cet instant et les représentants de la ligue antialcoolique finissent par passer commande de ce précieux nectar et comptent inscrire ce breuvage dans les boissons autorisées. D'autres voisins de tablée lancent des chants et nous ne sommes pas en reste. La soirée se poursuit ainsi de la plus belle manière.

 

On parle enfin voile et régates, et nos valeureux néophytes écoutent avec attention nos fortunes de mer et nos plus beaux coups en course, entendent d'une oreille le vocabulaire barbare dont nous les assiégeons, et attendent avec impatience d'en découdre, bien que certains boulonnais doutent de leur future prestation. Mais c'est sans compter avec notre esprit guerrier.

 

BigBen, dont le carillon nous parvient grâce au vent du large, sonne déjà minuit et il est grand temps de rejoindre nos couchettes. Calcanéum, feeling 850, sur lequel nous feront les prochaines régates, sera notre huis et afin de faire naitre dans le coeur de mes moussaillons, l'esprit des spartiates, j'ai décidé qu'ils ne gouteront pas au confort des banquettes renforcées de mousse mais qu'ils dormiront à même les planches de bois. Certains me traiteront de "sadique", je leur répondrai qu'en élevant mes ouailles à la dure, je les préparerai mieux pour affronter l'océan et ferai germer en eux l'essence même de l'humilité.

 

Les sacs de couchage sont étalés, chacun choisit son bord, Léa a déjà rejoint Morphée et Vincent nous lance une dernière blague sur les anglais, qui est très drôle à l'oral, mais difficile à retranscrire à l'écrit. Je vous la mettrai tout de même en commentaire...

 

Les corps s'allongent, chacun rêve au podium, aux embruns, aux transats et autres cocktails servis au cours d'une sortie en mer.... cela restera du domaine de l'onirisme. Les 3 mâles s'endorment les premiers et les filles tentent de trouver le sommeil dans une symphonie nasale en UT....

 

@ suivre

 

PS: Les photos de la VULCO sont dans l'album photo éponyme. Les photos de cette année sont précédées du nombre 2011

Retour à l'accueil