hormonotherapieMaintenant que vous savez où vous vous situez chronologiquement et

symptomatiquement, voyons ce que l'on peut apporter pour conserver cette qualité de vie qui fut votre jusqu'à présent:

 

 

 

 

 

 

 

L'hormonothérapie:

 

Je sais, ça fait peur. Vous prenez n'importe quelle revue féminine classique, de santé ou autre, à la tv ou sur le web, personne n'est d'accord sur le fait de suivre ou non un traitement hormonal. Et puis quand on entend parler d'hormonothérapie, on pense souvent cancer du sein et autres catastrophes, colportés par des journalistes anti hormones et on vous dit qu'il n'y a rien à craindre en écoutant d'autres grattes papiers dont les articles sont sponsorisés par les laboratoires pharmaceutiques.

Alors voilà ce que l'on sait:

 

Depuis les années 60, on soulage la plupart des troubles survenant à la ménopause par l'administration d'hormones. Mais à l'époque, on ne connaissait pas trop les mécanismes d'action et on avait tendance à distribuer des produits fortement dosés. Et puis, les sciences, progressant chaque jour, devinrent plus intimes avec l'infiniment petit qui nous dévoila qu'en diminuant les doses, non seulement l'hormone restait efficace mais ses effets secondaires diminuaient d'autant !!! SPLENDIDE !!

 

Alors ce THS (Traitement Hormonal Substitutif): Tout d'abord, expliquons qu'il s'agit d'administrer quotidiennement (par voies orale, transdermique ou subdermique) une petite quantité d'oestrogènes et de progestérone selon un cycle mensuel comparable à votre ancien cycle de menstruation. Par exemple, une femme prendra ce traitement pendant 24 jours puis fera une pause de quelques jours avant de recommencer. 

Mais ce traitement présente des risques, même si une étude par ci par là, pas toujours très honnête, vient vous dire le contraire. Le THS doit être personnalisé et ne s'inscrire dans votre vie qu'après avoir utilisé tous les autres traitements et épuisé tous les conseils plus doux, efficaces et moins dangereux.

 

La prise d'hormones devient incontournable

  •  Lorsque les bouffées de chaleur, la fatigue due à une mauvaise qualité de sommeil, l'irritabilité viennent pourrir votre quotidien.
  • Pour les femmes réellement carencées en hormones par rapport aux taux normaux à la ménopause.

 

J'espère que c'est bien clair. Maintenant, vous me connaissez, et vous savez que j'aime bien le terrain du raisonnement. On relie aujourd'hui THS et Cancer du sein mais les résultats divergent (variables statistiques, intérêts lobbyes...). Voici ce que je pense. On ne connait pas encore les causes du cancer du sein. Il y a bien sûr le facteur génétique ( la femme est porteuse d'un des 2 gènes spécifiques BRCA1 ou BRCA2 ) qui touche en moyenne 7% des femmes. Ca signifie que pour 93% d'entre vous, l'origine est ailleurs (aliments, environnement, traitement médicamenteux, psychologie même...) Bref, tant que la cause n'est pas connue, je vous conseillerai donc le principe de précaution et de passer au THS qu'en cas d'extrême nécessité.                                                                

 

Et le sexe après la ménopause...

 

Hé bien oui !! On peut avoir une sexualité épanouie même après la ménopause. Même si la libido diminue progressivement et parallèlement à l'avancée en âge... (attention, ceci n'est pas une généralité), on ne sait pas s'il existe un lien entre la baisse du désir et la ménopause. Ce qui est clair, par contre, c'est qu'à la ménopause, les femmes souffrent plus facilement de sécheresse vaginale. Les sécrétions qui humidifient le vagin sont plus tardives au cours du rapport et font perdre au vagin son élasticité. Ajouter à cela l'amincissement de la muqueuse... bref, tout rapport devient douloureux et au lieu d'attendre avec délice et envie les joies d'une partie de jambes en l'air, on l'appréhende.

Cependant, il faut noter que ces phénomènes peuvent être retardés. Explication: les hormones interviennent sur la longueur, la profondeur, la structure du vagin, sur les sécrétions vaginales tout au long de votre vie. Ca c'est chouette. Mais une fois la ménopause arrivée: tout s'arrête !! Mais pas pour toutes. En effet, les femmes sexuellement plus actives subissent moins l'impact de la carence hormonale. Donc rester actif sexuellement prévient des conséquences physiologiques de la ménopause sur le fonctionnement sexuel.


Enfin, pour celles qui pratiquent le sexe occasionnellement (et même pour toutes le femmes ménopausées) et qui n'ont pas fait de préventions... Faut toujours prévenir.. Vous pourrez trouver chez votre pharmacien toute une gamme de lubrifiants (je saurai vous éclairez...), et même si cela demande aussi une certaine adaptation pendant le rapport, il faut le considérer encore comme un jeu au cours des ébats amoureux.

 

J'espère avoir répondu à quelques unes de vos questions. Les commentaires sont là si certaines choses ont été incomprises ou si vous souhaiteriez que j'apporte plus de lumières sur certains points.

Retour à l'accueil