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Attaquons la partie suivante, un peu plus riche mais pas nécessairement plus complexe.

 

 

 

Clé des agaricales

 

1 élément important est à retenir afin de bien différencier les 4 familles. La couleur des spores va nous permettre de séparer les 4 familles en 2 groupes. C'est la 1ère étape de cette différenciation.

 

  • Les champignons scotosporés vont se diviser en 2 classes: les coprinaceae et les agaricaceae pp, tribu des agariceae.
  • Les champignons leucosporés vont se diviser en 2 classes: les agaricaceae pp, tribu des lepiotae et les amanitaceae

 

Scotosporé:

 

1. Spores et lames sombres de couleur brun violacée à noirâtre; les carpophores sont fragiles ou déliquescents, devenant liquide à maturité avancée; la chair est putrescible: Coprinaceae

   2. Le chapeau est plat ou campanulé, peu nou non strié, non déliquescent: Psathyrella

   2. Le chapeau est ovoïde ou conique, +/- grêle ou cannelé; déliquescent à maturité: Coprinus

1. Spores bruns sépia (chocolat foncé), un voile sous forme d'anneau +/- membraneux; les lames sont roses claires au début, devenant très foncé à maturité: Agaricaceae pp tribu des agariceae comprenant un seul genre: Agaricus

 

Leucosporé:

 

1. Pas de volve: Agaricaceae pp tribu des lepiotae

   2. Les carpophores sont grêles, de taille moyenne; le chapeau est à calotte discale souvent différenciée et/ou à squamules concentriques vers l'extérieur: Lepiota

   2. Les carpophores sont charnus, de grande taille à revêtement excorié (effiloché) ou à squames remarquables; on trouve un anneau +/- épais souvent coulissant: Macrolepiota

1. Avec volve: Amanitaceae comprenant un seul genre: Amanita

 

Psathyrella candolleana  Psathyrella candolleana
  Coprinus comatus  Coprinus comatus
 Agaricus campestris  Agaricus campestris
 Lepiota rhacodes  Lepiota rhacodes
 Macrolepiota procera  Macrolepiota procera
 Amanita msucaria  Amanita muscaria

 

 


Clé des tricholomatales

 

On retrouve de nombreuses familles dans cet ordre. Le 1er élément de différenciation concerne la nature des lames et le 2nd élément important est la position du pied. Ces 2 observations effectuées, vous pouvez alors avancer dans la reconnaissance de l'espèce.

 

1. Les lames sont dites céracées (consistance particulière) ou cireuses dues à l'allongement des basides, espacées, épaisses; L'insertion est variable, de décurrente à +/- adnée ou ascendante à sublibre; Le revêtement est variable, sec +/- squamuleux ou glabre, lubrifié ou visqueux; le stipe est nu, rarement avec un anneau: Hygrophoraceae

   2. Les carpophores sont fragiles à charnus, présentant une coloration vive (caractéristique importante) (rouge tomate, jaune citron). Pousse particulièrement en milieu herbeux: Hygrocybe

   2. Les carpophores sont charnus à robustes avec une coloration non vive, à lames adnées ou souvent décurrentes; Pousse particulièrement en forêt: Hygrophorus

1. Les lames sont non céracées

   2. Le pied est excentré, latéral ou nu; cette famille pousse particulièrement sur le bois: Pleurotaceae

      3. Grosses espèces charnues: Pleurotus

      3. Petites espèces coriaces: Panellus, Lentinellus (Photo: leur diamètre est proche d'une pièce de 5cts)

   2. Le pied est central

      3. Espèces charnues: Tricholomataceae

         4. Les lames sont décurrentes ou largement adnées, +/- pentues: Clitocybae

            5. Chapeau non squamuleux

               6. Espèces petites à chapeau creux et ombiliqué: Omphalina

               6. Espèces +/- charnues à chapeau souvent en entonnoir: Clitocybe

            5. chapeau +/- squamuleux; ce sont des espèces cespiteuses ou annelées se développant sur des arbres vivants ou morts: Amillaria

         4. Le chapeau est souvent plat, non mammelé, non ombiliqué, ni en entonnoir; les spores sont ornementées: Lepisteae

         4. Le chapeau est convexe ou largement mamelonné, parfois un peu conique mais obtus, rarement déprimé à la fin. Ce sont des espèces charnues à lames horizontales échancrées: Tricholomateae

      3. espèces peu charnues à chair élastique, coriace, cartilagineuse, se desséchant sans pourrir: Marasmiaceae

         4. Espèces non graciles

            5. Espèces marcescentes et/ou à cuticule mate et ridulée: Marasmius

            5.Espèces cartilagineuses ou élastiques à revêtement lisse ou glabre: Collybia

         4. Espèces graciles ou élancées à chapeau souvent hémisphérique et strié, parfois présentant un lait blanc ou coloré à la cassure du stipe: Mycena

 

Hygrocibe coccinea

Hygrocibe

coccinea

  Hygrophorus hypothejus

Hygrophorus

hypothejus

 Pleurotus ostreatus

Pleurotus

ostreatus

 Panellus ringens

Panellus

ringens

  Clitocybe gibba

Clitocybe

gibba

 Omphalina pyxidata

Omphalina

pyxidata

  Amillaria mellea

Amillaria

mellea

 Collybia butyracea double

Collybia

butyraceae

 

 


Clé des cortinariales

 

Ici également, certaines observations nous permettront de différencier rapidement les familles de cet ordre, particulièrement les lames (décurrentes ou non) et la couleur des spores.

 

1. Les lames sont décurrentes à +/- échancrées, les spores et les lames sont ochracées à rouillées: Crepidotaceae

   2. Le pied est central et ces espèces sont de type saprophytes lignicoles: Gymnopilus

   2. Le chapeau est latéral: Crepidotus

1. Les lames sont non décurrentes, de type adnées ou échancrées, présentant une cortine ou chapeau conique mammelonné: Cortinariaceae

   2. Présence d'un voile partiel cortiniforme (la cortine est une trace annulaire de consistance fragile rappelant celle d'une toile d'araignée.): Cortinarius

   2. Chapeau souvent conique ou mammelonné et le revêtement est fibrillolaiteux à vergeté: inocybe

1. Les lames sont non décurrentes et ne ressemblent à rien de comparable aux cortinariaceae

   2. Ochrosporée ou scotosporée, cette famille n'a pas la silhouette fragile des coprins: Strophariaceae

      3. Spores et lames gris fumeux à reflets violacés (= scotosporée)

         4. Stipe à anneau ou armille: Stropharia

         4. Stipe cortiné, espèce cespiteuse (en touffe) ou isolée: Hypholoma

         4. Stipe sans anneau, ni cortine: Psilocybe

      3. Spores et lames brunes ou rouillées (= ochrosporée): Pholiotae

         4. Chapeau hygrophane, cespiteux: Kuehneromyces

         4. chapeau et stipe +/- squamuleux ou visqueux, jaune ou roux, présentant une armille ou un anneau +/- cortiné: Pholiota

   2. Toujours ochrosporée, cette famille présente la silhouette fragile des coprins: Bolbitiaceae dont les genres sont bolbitius et panaeolus.

 

 Gymnopilus spectabilis Gymnopilus spectabilis
  Crepidotus applanatus Crepidotus applanatus
  Cortinarius rubellus Cortinarius rubellus
  inocybe patouillardii Inocybe patouillardii
  stropharia aeruginosa Stropharia aeruginosa
 Hypholoma fasciculare Hypholoma fasciculare
  Psilocybe mexicana Psilocybe mexicana
  Kuehneromyces mutabilis Kuehneromyces mutabilis
  Pholiota aurivella Pholiota aurivella
 Bolbitius vitellinus Bolbitius vitellinus

 

 

Et voilà, avec ceci, vous avez désormais les moyens de reconnaître les espèces les plus courantes de nos contrées. Vous savez désormais classer vos découvertes par ordre et famille... il ne vous reste qu'à trouver alors  un bon bouquin pour déterminer le genre et l'espèce.

Dans quelques jours un glossaire viendra vous aider pour le vocabulaire un peu trop barbare de la mycologie.

@ bientôt

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revenaturelEt voilà, comme promis, voici la classification des champignons tant attendue. En faisant du tri, j'ai retrouvé ces satanées fiches et je peux maintenant vous apporter les principales clés de reconnaissance fongique. L'objectif ici, n'est pas de vous offrir une encyclopédie sur les champignons, mais de vous permettre de reconnaître assez rapidement l'ordre auquel appartient l'espèce que vous rencontrerez lors d'une promenade en forêt ou à la campagne et afin de rendre plaisant cette découverte, je joins quelques photos, glaner de ci de là, mais pour la plupart, il s'agit de photos prêtées gracieusement par Laurent Givernaud, webmaster du site Revenaturel, que je vous invite à visiter. Ses photos sont magnifiques et sa rubrique "plantes à fleurs" est particulièrement complémentaire de la classification que vous avez découvert sur Globepharma.

 

Et c'est parti pour une balade sylvestre !!

 

Tout d'abord, quelques généralités. Il existe plusieurs types de champignons, de la mycose plantaire aux morilles.

Le mode de reproduction sexuée est bien connue:

  1. Soit les spores sexuées endogènes naissent dans une asque (Classe des Ascomycètes)
  2. Soit les spores sexuées naissent dans une baside munies de petits pédoncules (Classe des Basidiomycètes)

Dans la classe des basidiomycètes, on reconnait 4 sous classes dont celle qui nous intéresse: les Agaricomycetidae. Cette sous classe présente un carpophore hémiangiocarpique, différencié le plus souvent en un pied (appelé stipe) et un chapeau (appelé pileus), ordinairement à symétrie radiale, l'hyménium pouvant être de type poré ou lamellé, à croissance limité à quelques jours. Nous discuterons donc de 6 ordres et 19 familles.

 

Clé des ordres

 

1. Lamelles distinctes ou le plus souvent anastomosées formant des tubes fertiles ouverts par des pores; L'hyménium est facilement séparable du chapeau; Les spores sont fusiformes:   BOLETALES.

1. Lamelles distinctes non anastomosées en réseau pour former des tubes; L'hyménium est difficilement séparable du chapeau; Les spores sont plus ou moins arrondies.

   2. La chair est grenue, le pied granuleux non fibreux, Les spores sont blanches (leucosporées); Le pied est dépourvu d'anneau:   RUSSULALES.

   2. La chair est filamenteuse et le pied fibreux.

      3. Les spores sont roses, demeurant roses ou rouge clair à maturité (rhodosporée):  PLUTEALES

      3. Non rhodosporée, mais soit leucosporée, ochrosporée ou scotosporée

         4. Pied séparable du chapeau à lamelles libres: AGARICALES

         4. Pied non séparable du chapeau

            5. LeucosporéeTRICHOLOMATALES

            5. Ochrosporée ou scotosporée: CORTINARIALES

 



Comme signalé précédemment, ces 6 ordres, regroupent 19 familles dont voici les clés.

 

Clé des bolétales

 

Les spores sont:

  1. Ochrosporées
  • L'hyménium est à lamelles et le pied est nu: Paxillaceae
  • L'hyménium est à tubes, le pied est nu, rarement avec un anneau: Boletaceae
  1. Scotosporées
  • L'hyménium est à lamelles et le pied est nu: Gomphidiaceae
  • L'hyménium est à tubes et le pied est pourvu d'un anneau: Boletaceae pp sf strobilomycetoïdeae

 

- Les Paxillaceae portent des spores ochracées ou blanchâtres, les lames sont décurrentes ou anastomosées, facilement séparables de la chair ou alors elles sont fourchues et serrées. On rencontre 2 genres:

  • Le genre Paxillus , à spores ocres
  • Le genre Hygrophoropsis, à spores blanches

- Les Gomphidiaceae portent des spores noires, à lames espacées décurrentes, noirâtres à maturité. Il existe un seul genre: Gomphidius

 

paxillus filamentosus
 Paxillus filamentosus
 Hygrophoropsis macrospora cluster  Hygrophoropsis macrospora cluster
  Leccinum aurantiacum  Leccinum aurantiacum
 gomphidius subroseus  Gomphidius subreosus

 

 

 


 

Clé des russulales

 

La chair des russulales est grenue et friable; les spores sont blanches à crème, ochracées ou jaunes. On ne trouve qu'une seule famille: Russulaceae qui comporte 2 genres:

  • Le genre Russula qui ne présente pas de lait à la cassure, présentant une silhouette banale à lames horizontales, rarement pentues, souvent fourchues. La largeur du stipe est égal au diamètre du chapeau.
  • Le genre Lactarius, offrant un latex plus ou moins laiteux à la cassure; les lames sont pentues arquées ou décurrentes mais non fourchues.
Russula rosaceaerussula rosacea 2
Russula rosaceae
  Lactarius  Lactarius

 

 


Clé des plutéales

 

  1. Chapeau et stipe non séparables, les lames sont adnées, décurrentes à sublibres: Entolomataceae
  • Les lames sont décurrentes: Clitopilus
  • Les lames sont échancrées: Entoloma
  1. Chapeau et stipe séparables à lames libres: Pluteaceae
  • Pas de volve au niveau du pied: Pluteus
  • On trouve un volve membraneux à la manière des amanites: Volvariella

 

clitopilus omphaliformis Clitopilus omphalliformis
  entoloma hochstetteri Entoloma hochstetteri
 pluteus salicinus Pluteus salicinus
 Volvariella speciosa Volvariella speciosa

 

 

@ suivre...

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champignon

 

Le mois de Septembre est celui des cueilleurs de champignons. Néophytes ou amateurs, les longues balades en forêt vont vous faire découvrir cette branche de la botanique qu'est la mycologie et je vais essayer dans les prochains jours de vous offrir une classification des champignons qui vous permettra de reconnaître les espèces les plus communes propres et impropres aux préparations culinaires les plus réjouissantes et les plus improbables.

 

On se retouve donc d'ici 2 ou 3 jours.

 

le 29/09: Et merde !!! j'avais trouvé un créneau ce lundi pour publier cet article et depuis 3 jours je remue ciel et terre pour remettre la main sur mes fiches... que j'ai laissé en France !!!! Dès mon retour en terre boulonnaise, je récupère mes notes et je vous publie l'article !!!

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algues.jpg Après la nav' du we de la VULCO, et devant la beauté du site, je me suis remémoré une anecdote de mon prof de bota quant aux modifications de la flore océanique après que Napoléon eut entrepris de construire les digues qui cernent l'entrée du port de Boulogne. Et l'idée m'est venue, en attendant la mise en forme définitive de la systématique des plantes à fleur, de vous proposer une classification des algues non exhaustive et je me contenterai des algues les plus communes mais ayant un intérêt soit thérapeutique, soit alimentaire.

 

 

    Les algues se répartissent en 4 grands groupes:

 

                                       Algues bleues (Cyanophycées)

                                       Algues rouges (Rhodophycées)

                                       Algues brunes (Phaeophycées)

                                       Algues vertes (Chlorophycées)

 

 

1. Les algues bleues

 

Parmi ces algues, vous rencontrerez:

  • Spirulina platensis: Algues des eaux saumâtres du lac Tchad contenant 65 à 70% de protéines (en % de poids sec). Elles sont particulièrement intéressantes comme source de protéines pour l'alimentation des poulets, porcs et des hommes.
  • Spirulina maxima: Originaire du Mexique, elles possèdent les mêmes caractéristiques que S.platensis.

 

2. Les Algues rouges:

 

Vous retrouverez au sein de cette famille:

  • Gelidium corneum: Petite algue rouge des côtes japonaises, de 10 à 20cm de haut, à thalle filamenteux, riche en agarose (polysaccharide), utilisé pour préparer l'agar-agar, qui a un pouvoir gélifiant élevé. C'est aussi un émulsionnant, un émollient, un laxatif mécanique, un anti-ulcère gastrique et duodénal.
  • Gracilaria confervoides: Petite algue rouge des côtes atlantiques tempérées, elle possède les mêmes avantages que G.corneum.
  • Chondrus crispus: Petite algue rouge des côtes atlantiques tempérées, elle présente un thalle à lanières ramifiées de manière dichotomique et disposées en éventail. Elle contient 55 à 60% de polysaccharides et est utilisé comme émollient, béchique, anti-ulcère gastrique et duodénal.
  • Diginea simplex: Algue des mers chaudes, de la Méditerranée au Sud du Japon, elle contient de l'acide kaïnique. C'est un excellent vermifuge contre les nématodes (ascaris, oxyures).
  • Porphyra sp: est une algue alimentaire pour l'homme.

 

3. Les algues brunes:

 

On rencontre dans cette famille:

  • Fucus vesiculosus: algue brune des côtes atlantiques à la mer du Nord, à thalle foliacé de 20cm à 1m de long, avec vésicules aérifère, constituant le goémon ou varech. Contient jusque 15% de matières minérales comme l'Iode, le Potassium ou l'Arsenic et 65% d'algine, cette dernière étant un polysaccharide constituant la paroi des algues; utilisé contre le goitre, mais également en biscuiterie et confiserie comme épaississant et stabilisant.
  • Fucus serratus: le thalle de cette algue est à bord denté et elle présente les mêmes spécificités que F.vesiculosus.
  • Laminaria digitata: Algue ayant un thalle de grande taille, pouvant atteindre jusque 2 à 3m de long. Elle présente les mêmes caractéristiques que F.vesiculosus.

 

Dans cette famille, on a constaté que chaque espèce contenait aussi des glucides de réserves ( fucoïdane et laminarane ) à grande viscosité, à propriétés émollientes. Ils sont utilisés pour des bains adoucissants et comme laxatif mécanique.

 

4.Les algues vertes:

 

Cette famille comprend:

  • Chlorella ellipsoïdes: Algue d'eau douce unicellulaire contenant jusqu'à 50% de protéines et tous les acides aminées indispensables. Elle est utilisable comme source de protéines pour l'alimentation humaine.

 

@ noter que chez les algues rouges et brunes, les protéines sont en moins grandes quantités avec seulement 5 à 10% de protéines.

 

Voyons maintenant, grâce à un schéma où vous pourrez les rencontrer, soit leur de vos sorties plongées, soit bêtement accrochées à la quille de votre voilier, vous faisant ralentir...

 

etagement-algues.jpg

 

Voilà, avec ceci c'est un peu de culture générale qui frappe à votre ordi, et si jamais vous les croisez, vous aurez ainsi une petite histoire à raconter...

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SunflowerBien, je ne suis pas satisfait du travail qui a été accompli. Les articles concernant cette systématique sont trop longs et je les trouve peu clairs, ce qui n'est pas le but ici, puisque la systématique étant déjà complexe, je ne suis pas là pour vous égarer encore plus. Cependant, vous êtes nombreux à me poser des questions et à attendre la fin de cette classification, donc je vous mets toutes les clés des clades, histoire de vous donner un support. De mon côté, et en fonction de mon emploi du temps, je peaufine sous cette forme et j'espère le plus vite possible pouvoir vous proposer une mouture beaucoup plus fine et bien plus claire, avec sections de ces 4 articles en sous sections, balises et autres afin de vous offrir un support référent.

 

 

Ce chapitre aborde la dernière partie, à savoir la classe des Eudicotylédones qui compte 3 sous-classes: les eudicotylédones archaïques, les rosidae et les asteridae. Embarquons nous pour cette visite buccolique.

 

Tout d'abord quelques généralités. La classe des Eudicots rassemble les plantes à fleurs pourvues de 2 cotylédons et d'un pollen à 3 apertures. Cette classe regroupe 182000 espèces et est la classe la plus diversifiée des plantes à fleurs.

 

Appareil végétatif:

 

  • La racine principale n'avorte pas et s'allonge fréquemment en une racine principale pivotante pourvue de nombreuses racines latérales.
  • La tige, le plus souvent ramifiée, peut devenir arborescente grâce au fonctionnement des méristèmes secondaires, donnant de vrais troncs. Ces troncs sont limités par une couche de liège, isotherme et protecteur pour le végétal.
  • Les formes arborescentes sont analogues à celles des paléodicots mais le bois des eudicots est plus évolué avec un xylème constitué de vaisseaux et non de trachéides.
  • Chez les eudicots, la forme herbacée n'est pas signe de caractère primitif mais bien d'évolution. la grande famille des herbacées dérive d'ancêtres de type ligneux. La forme herbe au cycle végétatif court, annuel, a pour conséquence une maturité sexuelle plus rapide, permettant une reproduction accélérée de l'espèce et par la suite un brassage des combinaisons géniques favorables à la création de variétés ou même d'espèces nouvelles. Par ailleurs, les herbes des régions tempérées ne bénéficient pas des conditions constamment favorables des régions tropicales et doivent s'adapter à des conditions variables qui elles aussi concourent à l'apparition des dispositifs adaptatifs évolués.

 

Appareil reproducteur:

 

  •  La pentamérisation est la fusion de 2 cycles trimères en une courte hélice dont les pièces ont une préfloraison quinconciale. Le passage du périanthe trimère au périanthe pentamère se fait par soudure d'un sépale externe avec un autre sépale externe. La coexistence de cycles trimère et pentamère au niveau de la corolle est le témoin du mécanisme de la pentamérisation, existant chez les Ranunculaceae, les Polygonaceae et les Hypericaceae. Il arrive parfois qu'on rencontre un phénomène de réduction amenant à des fleurs tétramères.
  • L'apparition des pétales, pièces colorées à rôle d'affichage vis à vis des insectes, se distinguent nettement des sépales qui correspondent à des bractées vertes peu transformées.
  • La cyclisation des pièces florales: La fleur se stabilise le plus souvent à 5 cycles, mais chez les eudicots les plus évoluées, on ne trouve plus que 4 cycles par disparition d'un verticille d'étamines.
  • Les bractéoles groupées par 2: Chez les eudicots, les fleurs sont accompagnées de 2 bractéoles protectrices latérales disposées sur le pédicelle à la base de la fleur. Chez les Paléodicots et les Monocots, il n'y a jamais qu'une seule bractéole isolée à la base de la fleur.
  • 

Clé des 3 sous classes

 

1. Eudicots présentant des caractères primitifs, soit à fleur apétale ou trimère ou spiralée, soit à fleur encore à carpelles libres: Sous classes des eudicots archaïques

1. Eudicots évoluées, à fleurs dichlamydées nettement tétra-pentamères, le plus souvent à carpelles soudés.

   2. Eudicots moyennement évoluées à fleurs dialypétales: Sous classe des Rosidae

   2. Eudicots très évoluées à fleurs sympétales: Sous classe des Asteridae

 




La sous-classe des Eudicots Archaïques

 

Chez les eudicots archaïques, représentées par 25000 espèces, on retrouve des espèces encore proches de l'ancêtre angiospermien comme l'atteste les fleurs apétales souvent trimères et à carpelles indépendants.

On retouvera donc dans cette sous classe des eudicots archaïques: les paléoeudicots comprenant les ranunculales et les protéales, ainsi que les buxaceae (non associé à un ordre) et les préeudicots comprenant,  les Santalales, les Caryophyllales et les Saxifragales ainsi que les Dilleniaceae (non associé à un ordre)

 

Clé des ordres des Paléoeudicots

 

1. Fleurs bien individualisées, homoïo ou hétérochlamydées; plantes herbacées: Les ranunculales

1. Fleurs haplochlamydés, pseudanthiales; plantes souvent ligneuses

   2. Carpelles libres: les Protéales

   2. Carpelles soudés: les buxaceae

 

Attaquons par le plus simple et voyons la complexité s'afficher au fil de l'évolution.

 

       -   Les Buxaceae regroupent 4 genres et 70 espèces. Ce sont des arbustes sempervirens, sans latex, à capsule loculicide. On retrouve Buxus sempervirens (buis), arbuste monoïque d'Europe méridionale. Les feuilles et l'écorce renferme un alcaloïde (la buxine) utilisé comme antirhumatismal en pharmacopée traditionnelle et en homéopathie. Les autres familles non incluses dans un ordre sont: Sabiaceae, Trochodendraceae

 

       -   Les Ranunculales sont des plantes herbacées, rarement arbustives; les feuilles sont divisées ou lobées; l'androcée polystémone ou diplostémone trimère, le gynécée à carpelles nombreux et libres monocarpellaires et on a la présence d'alcaloïdes benzilisoquinoléiques.

 

Clé des Ranunculales

 

1. Carpelles libres

   2. Herbes pentamères: ranunculaceae

   2. Lianes, arbustes ou herbes à fleurs totalement cycliques trimères, le périanthe a 4 verticilles:

      3. Fleurs hermaphrodites, G1, anthères à clapet, arbrisseau ou herbe: Berberidaceae

      3. Fleurs hermaphrodites ou sexuées, G3-12, anthères à déhiscence longitudinale, souvent lianes: Menispermaceae

1. Herbes à fleurs gamocarpellaires, dichlamydées, dialypétales superovariées, à placentation pariétale et formule florale +/- dimère

   2. Fleur X, A infini, latex: Papaveraceae

   2. Fleur%, A2+2, pas de latex: Fumariaceae

 

 

      -    Les Protéales

 

Clé des Protéales

 

1. Plantes aquatiques à rhizome immergé; réceptacle élargi avec les carpelles individuels enfoncés dans son sommet aplati; fruits (=noix) enfoncés dans le réceptacle accrescent et spongieux: Nelumbonaceae

1. Plantes terrestres; réceptacle non élargi, carpelles libres non enfoncés, fruits de type akènes ou follicules

   2. Périanthe très visible, pétaloïde et plantes zoogames : Proteaceae

   2. Périanthe minuscule; plantes anémogames: Platanaceae

 


Clé des ordres des Préeudicots

 

1. Carpelles libres ou seulement soudés à la base, pistil avec stylodes

   2. Lianes ou arbres, périanthe spiralé ou spiralocyclique; le calice entoure parfois complètement le fruit à maturité; androcée polystémone à maturation centrifuge:  Dilleniaceae

   2. Herbes ou arbustes; fleurs verticillées, tétra ou pentamères; androcée iso ou obdiplostémone:  Saxifragales

1. Carpelles soudés avec styles filiformes

   2. Un ou plusieurs ovules campylotropes à placentation centrale ou basale ou un seul ovule orhotrope: Caryophyllales

   2. Ovules imparfaits, atégumentés; arbres ou hémiparasite, parfois gamopétales: Santalales

   

Les préeudicots présente un véritable complexe taxonomique. Concernant les caractères généraux, les eudicotyledonae ont une position systématique encore peu claire et qui présentent des caractères originaux coexistant avec des caractères archaïques et des caractères évolués. Les préeudicots semblent être caractérisés par des fleurs pentamères. Bien qu'il y ait des exceptions, les fleurs pentamères sont communes dans les Préeudicots et rares dans les Paléoeudicots où les fleurs trimères, tétramères ou polymères sont plus communes. A côté des caractères spécifiques à ce groupe comme les embryons courbes ou les ovules imparfaits, la placentation centrale ou basale et l'hétérotrophie, on y rencontre une survivance des caractères primitifs, tels que les carpelles libres ou soudés seulement à la base et prolongés par des stylodes et l'apparition de caractères évolués comme l'hétérochlamydie, la gamopétalie et la gamocarpellie.

 

Clé des Caryophyllales

 

1. Carpelles libres ou un seul carpelle: Phytolaccaceae

1. Carpelles soudés

   2. Présence d'ochréas (stipules soudés en manchon); fleurs monochlamydées soit PK ou PC: Polygonaceae

   2. Pasd'ochréas; fleurs mono ou dichlamydées

      3. Fleurs dichlamydées avec C(n), gynécée infere: Plumbaginaceae

      3. Fleurs dichlamydées avec pétales libres ou le plus souvent fleurs monochlamydées

         4. C infini, A inifini, G supere; tiges crassulentes, placentation pariétale: Cactaceae

         4. Cn ou C0; An+n ou An, G infere

            5. Fleurs monochlamydées, An

               6. PK; fleurs monochlamydées sépaloïdiennes: Chenopodiaceae

               6. PC; fleurs monochlamydées pétaloïdiennes à tépales scarieux (donnant des fleurs "immortelles") : Amaranthaceae

            5. Fleurs dichlamydées K5, C5

               6. Placentation centrale typique; An+n: Caryophyllaceae

               6. Placentation pariétale, androcée haplostémone, plantes carnivores avec feuilles couvertes de poils glanduleux: Droseraceae

 

 

 

Clé des saxifragales

 

1. Androcée polystémone: paeoniaceae

1. Androcée haplo ou diplostémone

   2. Plantes grasses à feuilles crassulentes, A5+5 ou A5, Ginfere5 à infini: Crassulaceae

   2. Plantes non crassulentes

      3. Carpelles libres ou sublibres, G intermédiaire ou G supere

         4. Herbes à feuilles alternes, souvent en rosette: saxifragaceae

         4. Arbustes: Hamamelidaceae

      3. Carpelles soudés, placentation pariétale, baie, G super avec hypanthium, A4-5: Grossulariaceae (= ribesiaceae)

 



La sous classe des Rosidae

 

Les clades des rosidae sont des eudicots supérieures dialypétales, à fleurs cycliques, hétérochlamydes, (tétra)pentamères, à ovule bitégumenté et crassinucellé.

  • Les stipules sont souvent présents
  • Le périanthe est toujours dialypétale, toujours cyclique, souvent pentamère, rarement tétramère (brassicales)
  • L'androcée est en 2 rangs, parfois infini par méristémonie (division à partir d'un nombre fini), à maturation présentant une séquence centripète.
  • Le gynécée dialycarpellaire chez les ordres primitifs, devenant gamocarpellaire chez les ordres évolués
  • La placentation souvent axillaire mais aussi pariétale (Brassicales, malpighialespp, grossulariaceae, cucurbitales)
  • souvent 1 ou 2 ovules par loges (sauf pour quelques familles de myrtales
  • Réceptacle concave, souvent avec formation d'hypanthium (fleur périgyne ou épigyne) ou encore réceptacle plan ou convexe (fleur hypogyne), souvent pourvu d'un disque
  • Endosperme habituellement absent ou peu abondant
  • D'un point de vue chimique, ces plantes sont souvent tannifères, parfois avec iridoïdes, jamais de bétalaïne et présence de myrosine (huile moutarde) chez les brassicales.

La sous classe des rosidae comprend 18 ordres, 127 familles et plus de 90000 espèces. c'est la plus grande sous classe des angiospermes en terme de nombre de familles et de nombre d'espèces

 

Clé des clades des rosidae:

 

1. Fleurs périgynes ou épigynes à feuilles simples souvent opposées ou rarement hypogynes, euanthiales, sans dispositif floral nectarifère : Rosidae archaïques

1. Fleurs généralement hypogyne

   2. Fleurs dialycarpellaires ou gamocarpellaires présentant souvent des réductions florales et des structures pseudanthéliales avec feuilles généralement découpées ou composées ou encore ne présentant pas de réduction florale et alors à discifères ou glandulifères, avec feuilles généralement simples et entières: Eurosidae I

   2. Fleurs gamocarpellaires ne présentant pas de réduction florale mais bien des fleurs discifères ou glandulifères, ces caractères étant toujours associés à des feuilles souvent composées ou découpées: Eurosidae II

 

 


Clé des ordres des rosidae archaïques

 

1. Fleur hypogyne, feuilles alternes

   2. Androcée haplostémone: Vitaceae

   2. Androcée diplostémone: Géraniales

1. Fleurs périgyne ou épigynes avec hypanthium, feuilles opposées, androcée diplo ou polystémone: Myrtales

 


Clé des ordres des eurosidae I

 

1. Fleurs dialycarpellaires

   2. Un seul carpelle, fruit de type gousse (à déhiscence septicide et loculicide), fleurs parfaites (euanthe), souvent zygomorphes et papillonacées, feuilles composées: Fabales

   2. Plusieurs carpelles libres ou rarement un seul carpelle mais alors associé à des fruits de type follicule, akène, drupe (et jamais gousse), euanthe et parfois pseudanthe (fleurs réduites, regroupées en inflorescence compacte): Rosales

 1. Fleurs gamocarpellaires

   2. Fleurs épigynes, unisexuées

      3. Fleurs haplo ou achlamydées, arbres, toujours pseudanthes (châton): Fagales

      3. Fleurs hétérochlamydées, plantes herbacées, toujours euanthes à grandes fleurs souvent solitaires: Cucurbitales

   2. Fleurs toujours hypogynes, bisexuées (hermaphrodites)

      3. Feuilles simples

         4. Feuilles souvent alternes, fleurs parfaites au moins diplo ou obdiplostémones ou alors fleurs réduites. Glandes ou disque nectarifère discret ou absent: Malpighiales

         4. Feuilles souvent opposées, fleurs parfaites iso ou méiostémones, disque très épais: Célastrales

      3. Feuilles composées

         4. Feuilles trifoliolées ou pennées, pas de disque, 5 styles: Oxalidales

         4. Feuilles paripennées, disque intrastaminal, 1 style: Zygophyllaceae

 


Clé des ordres des eurosidae II

 

Les eurosidae II sont un groupe naturel des rosidae hypogynes, gamocarpellées dont la synapomorphie morphologique la plus discriminante est la feuille composée ou découpée

 

1. Placentation pariétale, souvent tétramérie, présence de cellules à myrosinases et production de glucosinolates: Brassicales

1. Placentation axile, pentamérie, absence de glucosinolates

   2. Fleurs non discifères, étamines nombreuses arrangées en faisceaux, souvent soudées entre elles par les filets, feuilles palmatilobées ou composées digitées, poils stellés; présence de cellules, de cavités ou canaux à mucilage, préfloraison corollienne tordue: Malvales

   2. Fleurs avec disque nectarifère bien développé, étamines 10 au maximum en 2 cycles, libres ou soudées seulement par la base : Sapindales

 



 

La sous classe des Asteridae

 

Ce sont des eudicots supérieurs le plus souvent gamopétales à fleurs cycliques, hétérochlamydés, à ovule unitégumenté et ténuinucellé. Sont regroupés dans cette sous classe les taxons gamopétales et quelques exceptions dialypétales. Les études moléculaires montrent que les Cornales, lignée soeur des Rosidae s'en différencient par l'association gamopétalie-ovule unitégumenté et ténuinucellé. Les taxons astéridiens dialypétales (Ericales pp cornales) sont en situation basale, c'est à dire relativement primitive.

Répartition des ordres en fonction des niveaux didactiques:

  • Périanthe souvent gamopétale, toujours cyclique, tétra-pentamère
  • Androcée isostémone, An+0 alternipétales ou même A<n, fleur tétracyclique
  • Le plus souvent G(2), rarement G(3-5)
  • Placentation le plus souvent axillaire, rarement centrale ou pariétale
  • Caractères chimiques: plantes sont rarement tannifères, avec iridoïdes, sans myrosine et sans bétalaïne.

Plus que dans tout autre clade, les taxons y ont développé des moyens très spécialisés de présenter le pollen aux insectes. Dans la lutte continuelle entre les plantes et leurs prédateurs, les Asteridae ont abandonné les moyens traditionnels des tanins, saponines et dérivés cyanogénétiques au profit d'armes chimiques nouvelles souvent complexes: les iridoïdes (hétérosides chromogéniques) et de nombreux alcaloïdes. La gamme des produits à intérêt pharmacodynamique y est de loin la plus importante par rapport aux autres sous classes. Les familles les plus remarquables à ce point de vue sont les Apocynaceae, Solanaceae, Lamiaceae et Asteraceae

Les clades des asteridae comprennent 10 ordres,103 familles et 67000 espèces.

 

 

Clé des clades des Asteridae

 

1. Fleurs souvent hypogynes, polystémones ou obhaplostémones, parfois encore dialypétales, souvent gamopétales pentacycliques isocarpellatées: Asteridae archaïque

1. Fleurs épigynes ou hypogynes mais alors à fleurs haplostémones ou oligostémones souvent gamopétales tétracycliques bicarpellatées

   2. Synpétalie tardive, pétales se formant d'abord séparés puis se soudant pour former le tube de la corolle; clade constitué de plantes ligneuses ou herbacées, surtout à ovaire supère: Euasteridae I

   2. Synpétalie précoce, la base des pétales formant d'emblée un tube, à l'exception des Apiacées où le tube reste virtuel; clade essentiellement constitué d'espèces herbacées à ovaire infère: Euasteridae II

 


Clé des ordres des Asteridae archaïques

 

1. Ovaire infère ou semi infère, fleurs toujours dialypétales: Cornales

1. Ovaire supère, pétales libres ou soudé: Ericales

 

- Cornales: on trouve 2 familles: Hydrangeaceae et Cornaceae

- Ericales: on trouve 10 familles: Theaceae, Actinidiaceae, Ericaceae, Monotropaceae, Pyrolaceae, Ebenaceae, Sapotaceae, Styracaceae, Primulaceae, Polemoniaceae.


Clé des ordres des Euasteridae I

 

1. Corolle généralement actinomorphe, en entonnoir; préfloraison tordue; fleurs isostémones

   2. Feuilles opposées: Gentianales

   2. Feuilles alternes

      3. Cyme scorpioïde unipare, style gynobasique et tétranucule, poils scabres: Boraginaceae

      3. Pas de cyme scorpioïde unipare, style terminal et fruit non schizocarpé, pas de poils scabres: Solanales

1. Corolle généralement zygomorphe; Fleurs iso ou méiostémones (4 ou 2 étamines); Etamines parfois didynames: Lamiales

 

Parmi ces 5 ordres, on aura:

 

- Boraginaceae

- Garryales comprenant 1 famille: garryaceae

- Gentianales comprenant 5 familles: Loganiaceae, Gentianaceae, Apocynaceae, Asclepiadaceae, Rubiaceae

- Lamiales comprend 7 familles Oleaceae, Scrophulariaceae, Buddlejaceae, Pedaliaceae, Plantaginaceae, Verbenaceae, Lamiaceae

- Solanales comprend 2 familles: Solanaceae, Convolvulaceae


Clé des ordres des Euasteridae II

 

1. Fleurs hypogynes, unisexuées: Aquifoliales

1. Fleurs épigynes

   2. Fleurs dialypétales, umbelliflores, stylopode: Apiales

   2. Fleurs gamopétales

      3. Anthères libres; paucistémonie (= oligostémonie); corolle parfois éperonnée: Dipsacales

      3. Synanthérie; isostémonie; corolle actino ou zygomorphe mais non éperonnée: Astérales

 

Parmi ces 4 ordres, on trouve:

 

- Aquifoliales comprend 1 famille Aquifoliaceae

- Apiales comprend 2 familles: Araliaceae, Apiaceae

- Dipsacales comprend 3 familles: Caprifoliaceae, Valerianaceae, Dipsacaceae

- Asterales comprend 3 familles également: Campanulaceae, Lobeliaceae, Asteraceae

 

   

Et voilà, l'aventure botanique s'achève ici, enfin, pas complètement puisqu'en Aout, je vous aiderai à préparer vos sorties pour la cueillette des champignons.  Comme je l'ai signalé dans l'introduction de ce dernier volet, je vais retoucher ces articles dès que mon emploi du temps me le permettra car je ne suis pas satisfait du travail accompli. Sans compter le fait que tout ceci reste très théorique et j'aimerai que cette partie botanique soit un peu plus didactique et j'apporterai, au moins pour chaque famille, car pour chaque espèce le travail serait bien trop long, quelques photos de façon à vous aider à comprendre par l'observation les différences au sein des familles.

 

En attendant la mise en forme définitive, j'espère que vous trouverez à travers ces généralités ( mes connaissances ne sont pas infinies pour vous offrir qqchose de plus complet) de quoi satisfaire votre curiosité, impressionner votre entourage en reconnaissant les plantes lors de vos balades, ou simplement une référence lors de vos recherches diverses.

@ très bientôt

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